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Réforme PASS 2027 à Clermont-Ferrand : guide des nouvelles voies d'accès aux études de santé

Réforme PASS 2027 à Clermont-Ferrand : guide des nouvelles voies d'accès aux études de santé

On aspire à devenir médecin, sage-femme ou pharmacien avec conviction, mais l'entrée en première année de santé à Clermont-Ferrand devient chaque année plus exigeante. La passion ne suffit plus : il faut désormais naviguer dans un paysage en plein...

On aspire à devenir médecin, sage-femme ou pharmacien avec conviction, mais l’entrée en première année de santé à Clermont-Ferrand devient chaque année plus exigeante. La passion ne suffit plus : il faut désormais naviguer dans un paysage en pleine mutation. D’ici 2027, les règles du jeu changent, et avec elles, les clés de la réussite.

Comprendre la nouvelle architecture des études de santé à Clermont-Ferrand

L’université d’Auvergne s’inscrit pleinement dans le mouvement national visant à transformer l’accès aux filières médicales. D’ici 2027, le modèle actuel basé sur le PASS et le LAS devrait progressivement céder la place à une licence universitaire santé intégrée, communément appelée "licence santé". Cette évolution vise à offrir un parcours plus lisible, tout en luttant contre l’échec en première année.

Pour mieux comprendre ces changements, il est utile d’observer l’évolution du PASS qui préfigure les nouvelles exigences de sélection. Le cloisonnement entre les filières s’estompe : étudiants en médecine, pharmacie, odontologie ou maïeutique suivront des enseignements communs dès la première année, avant une orientation progressive vers leur spécialité. Cette harmonisation permet une meilleure fluidité et réduit les redoublements.

Vers un modèle de licence santé intégrée

La future licence santé à Clermont-Ferrand ne se limitera pas à un regroupement d’enseignements. Elle intègrera une progression pédagogique claire, avec une évaluation continue et des projets tutorés. L’objectif ? Identifier plus tôt les difficultés et accompagner les étudiants dans leur choix de parcours, sans attendre la fin de l’année.

L'impact sur le numerus apertus local

Malgré cette évolution, la sélection reste encadrée par le numerus apertus, fixé chaque année selon les besoins régionaux en professionnels de santé. À Clermont-Ferrand, les capacités d’accueil seront ajustées en fonction des prévisions de remplacement dans les hôpitaux et les officines du territoire. La diversité des voies d’accès (PASS, LAS, passerelles) sera maintenue, mais encadrée par une logique de parcours structuré.

🎓 Nom de la voie👥 Public visé📚 Volume d'enseignements santé🔁 Possibilité de redoublement
Licence Santé (projet 2027)Étudiants en première année désireux d’intégrer une filière médicaleEnviron 60 % d’enseignements liés à la santéNon, avec réorientation immédiate si échec
PASS (actuel)Bacheliers souhaitant tenter la médecine, pharmacie, etc.40 à 50 % de modules santéOui, une seule fois
LAS BiologieÉtudiants en licence souhaitant basculer vers la santé30 à 40 % d’unités d’enseignement santéNon autorisé

Les critères de sélection pour la Médecine, la Pharmacie et l'Odontologie

La sélection en santé repose désormais sur une combinaison de critères bien plus larges que les seules notes. Les facultés de Clermont-Ferrand insistent de plus en plus sur les compétences transversales et les expériences terrain. Ce n’est plus seulement ce que vous savez, mais aussi ce que vous montrez.

L'importance des compétences transversales

Maîtriser le cours est essentiel, mais ne suffit plus. Les jurys attendent une transversalité des compétences : capacité d’analyse, rigueur méthodologique, gestion du stress. Des oraux de fin d’année, de plus en plus fréquents, évaluent désormais la capacité à s’exprimer et à argumenter. Savoir synthétiser un cas clinique ou défendre un projet professionnel pèse autant - parfois plus - que la moyenne du semestre.

Le rôle des stages cliniques précoces

Dès la deuxième année, les étudiants en médecine, sage-femme et pharmacie sont placés en situation réelle grâce à des stages en milieu hospitalier ou en officine. Cette insertion hospitalière précoce permet de valider son projet professionnel, mais aussi d’acquérir une posture professionnelle. Ceux qui ont déjà observé un accouchement, dispensé un médicament ou participé à une réunion d’équipe ont un net avantage lors des entretiens de sélection.

Stratégies de préparation pour les futurs étudiants auvergnats

La clé de la réussite se joue désormais bien avant l’entrée en première année. À Clermont-Ferrand, comme ailleurs, anticiper la réforme, c’est s’assurer une longueur d’avance. Et ce, dès la classe de terminale.

Anticiper la réforme dès la terminale

Les spécialités scientifiques restent préconisées, notamment la biologie-écologie et la physique-chimie. Mais même sans maths expertes, il est possible de viser la santé, à condition de compenser par une solide maîtrise des autres disciplines scientifiques. Des stages de pré-rentrée, proposés localement ou en distanciel, permettent de s’immerger dans le rythme et les attentes de l’enseignement supérieur. En clair, mieux vaut commencer à s’entraîner dès la fin du lycée. Côté pratique, un volume horaire conséquent - entre 25 et 30 heures d’enseignement par semaine - devra être anticipé.

Réussir son parcours de santé : les clés de l'accompagnement

On ne réussit pas seul en santé. L’isolement est l’un des principaux facteurs d’échec. Heureusement, des leviers d’accompagnement existent et doivent être activés dès les premières semaines.

Le tutorat et le soutien pédagogique

Le tutorat, souvent assuré par des étudiants des années supérieures, est un pilier. Il offre des révisions ciblées, des astuces de mémorisation et un soutien humain précieux. Certaines formations proposent même des modules de révision intensifs en amont des partiels. L’équilibre entre apprentissage théorique et mise en pratique est alors facilité. Enfin, un accompagnement psychologique, parfois sous-estimé, peut faire la différence en période de crise.

L'orientation via Parcoursup en 2027

Le dossier Parcoursup devient un outil stratégique. Il doit refléter une cohérence entre le profil de l’élève et la rigueur de la filière choisie. Mentionner une expérience en milieu médical, un engagement associatif ou une auto-formation en biologie renforce la crédibilité du projet. Chaque mot compte. (enfin, presque)

  • Se tenir informé des décrets officiels : les textes publiés par le ministère évoluent régulièrement.
  • Participer aux portes ouvertes de l’UFR de médecine : une immersion utile pour jauger l’environnement.
  • Maîtriser les méthodes de mémorisation rapide : indispensables face à la charge de travail.
  • Prévoir un plan B via les passerelles LAS : une sécurité en cas de non-admission.
  • Soigner son dossier Parcoursup : il doit raconter une histoire cohérente.
A
Adrien
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